|
Contexte
Globalement, la recharge des nappes ne s'est pas faite de manière importante et les situations sont donc toujours contrastées.
La
faiblesse des précipitations durant tout l'automne et plus
particulièrement pendant le mois de novembre (de deux à quatre fois
plus sec que la normale sauf en Ariège, en Bourgogne et sur la bordure
occidentale de la vallée du Rhône) n'a pas permis, de manière générale,
une recharge importante des aquifères. En outre, décembre 2004 a
présenté un déficit pluviométrique marqué (jusqu'à 50 % en moins des
valeurs habituelles) excepté dans les Pyrénées orientales et en Corse. Seules
quelques rares parties du territoire ont donc bénéficié de pluies
efficaces permettant une remontée significative du niveau de nappes.
Pour beaucoup de régions, et plus particulièrement le nord-ouest du
bassin de Paris et le nord de la région Rhône-Alpes, l'étiage connaît
une durée inhabituelle. L'état
de remplissage des aquifères n'a donc que peu évolué par rapport aux
mois précédents et présente encore des situations très contrastées.
Plusieurs situations fortement déficitaires perdurent et se sont accentuées
-
beaucoup de nappes de la région Rhône-Alpes où les niveaux demeurent
très bas. Il en est ainsi dans le pays de Gex, la basse vallée de
l'Ain, la Dombes, la vallée de la Drôme. - partie nord-est de la
nappe de la craie du bassin de Paris (Marne, Ardennes, Aube) et dans le
nord de la Somme ou en Artois-Arrageois.
- La plupart des nappes en
Poitou-Charentes présentent des niveaux proches des minima enregistrés
même si l'on a pu observer une amorce de recharge depuis fin décembre.
-
quelques aquifères alluviaux du sud de la Corse alors que dans sa
partie médiane on relève des remplissages supérieurs à la normale. -
en Aquitaine, les nappes de l'Oligocène très sollicitées par les
prélèvements pour l'alimentation en eau potable ou celles de l'Eocène
moyen.
Pour
une majeure partie du territoire, le remplissage des nappes reste donc
sensiblement inférieur à la moyenne et un complément d'apport serait
souhaitable à la venue du printemps avant une forte reprise de
l'évapotranspiration.
|