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La conchyliculture



La conchyliculture se trouve au cœur d’enjeux majeurs :

- des enjeux économiques, car la production d’huîtres notamment, est une source de dynamisme important pour la région,

- des enjeux environnementaux, car la pérénnité de cette activité est liée à la bonne qualité des eaux fluviales et littorales.

 

Marennes Oléron, premier bassin ostréicole français et européen

Le bassin de Marennes-Oléron est le premier bassin ostréicole français et européen. Il commercialise entre 45 000 et 60 000 tonnes d’huîtres par an et réalise un chiffre d’affaire de près de 200 millions d’euros. Ce secteur économique génère plus de 2 000 emplois en équivalent temps plein et  près de 4 500 emplois saisonniers. Le bassin de Marennes - Oléron fournit près de la moitié des huîtres creuses consommées en France.

Le bassin de Marennes-Oléron est la zone littorale associée au BV Charente. Compris entre l’estuaire de la Charente et celui de la Gironde, il est alimenté en eau douce par le fleuve Charente au nord et par la Seudre au sud.

Les cultures marines (huîtres, moules) sont essentiellement localisées dans le prolongement du marais de Brouage et dans l’estuaire de La Seudre. Dans cette zone, quelque 1 200 entreprises familiales perpétuent une tradition mi-maritime, mi-terrienne. Elles produisent près de 30 000 tonnes d'huîtres par an.

Les moules de bouchot (68 000 t en 2000) sont élevées près de Fouras, de Brouage, de Charron, dans les îles de Ré, d'Oléron et en baie de l'Aiguillon.

 

Collecte du naissain, appellation « fines de claires : des spécificités locales

Le bassin de Marennes-Oléron occupe une place particulière dans l’ostréiculture française. Il est l’un des deux bassins en France, avec le bassin d’Arcachon, où la collecte du naissain (jeunes larves) est possible. Il assure l’approvisionnement en naissain des sites de production de Normandie, Bretagne, Loire Atlantique et Méditerranée. Il est le premier lieu en France pour l’affinage des huîtres (appellation « fines de claires ») et  achève ainsi le cycle de production. L’appellation « fines de claires » exige un affinage dans des claires aménagées sur les sites d'anciens marais salants. L’activité ostréicole de ce bassin représente environ 20% de la production nationale et près de 45% de la commercialisation. La mytiliculture est la deuxième activité conchylicole de Marennes-Oléron, mais elle occupe une place mineure sur le littoral charentais.

 

Des apports d’eau douce vitaux

Le succès du captage des jeunes larves d'huîtres dépend d'un équilibre fin entre température de l'eau, salinité et pH : les jeunes huîtres ont besoin d'une salinité peu élevée, surtout si la température de l'eau est modérée, et seul un apport suffisant de « doucin » de la Charente, qui assure 95 % des apports en eau douce dans l'estuaire, peut permettre de satisfaire cette condition. Le développement du phytoplancton nécessaire à la croissance des huîtres dépend, pour une large part, de l'apport en nutriments contenus dans l'eau douce (nitrates, phosphore).

La production est subordonnée aux apports quantitatifs et qualitatifs des eaux de la Charente. Les conchyliculteurs militent avec une crédibilité grandissante pour un retour au cycle naturel des rivières.

La conchyliculture se trouve au cœur d’enjeux majeurs :

- des enjeux économiques, car la production d’huîtres notamment, est une source de dynamisme important pour la région,

- des enjeux environnementaux, car la pérénnité de cette activité est liée à la bonne qualité des eaux fluviales et littorales.