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L'agriculture

 

Les surfaces agricoles (SAU) couvrent 70 % du territoire. Espace avant tout rural, le bassin versant a subi, comme à l’échelle nationale, une forte déprise agricole. Le maintien des activités s’est fait au détriment du nombre d’exploitations et avec l’accroissement des superficies.

Des productions céréalières en progression

-  l'élevage est en net recul mais reste majoritaire dans les contreforts du Massif central ( élevage bovin),
-  la viticulture (17% du SAU) voit ses superficies stabilisées depuis 1970.
-  la céréaliculture (maïsiculture) et les cultures industrielles (oléoprotéagineux) sont devenues largement dominantes. Cette intensification, depuis 3 décennies, s'est accompagnée de l'utilisation massive de fertilisants et d'un développement exponentiel de l'irrigation.
XX % des prélèvements estivaux vont à la maïsiculture.
Les volumes d'eau prélevés à fin d’irrigation ont été multipliés par 20 entre 1970 et les années 2000(source INRA 2004) 80 % des surfaces irriguées sont dédiées au maïs.
Favorisée par les aides de la PAC, l'irrigation  concerne actuellement prés de 75 000 hectares. Ce modèle d'agriculture a des répercussions graves sur les milieux naturels. A titre d'exemple: la raréfaction des zones humides et des prairies,la suppression des haies et des bosquets entraînent un transfert plus rapide des eaux et ont des répercussions sur la densité et la durée des inondations.
Tous les axes hydrographiques  importants sont concernés par les prélèvements directs ou indirects et il n’existe plus de témoin du régime hydrologique naturel dans le bassin de la Charente.
Les axes les plus importants pour la ressource en eau superficielle (rivières et nappes d’accompagnement) sont : la Charente (14 300 ha irrigués dont 9 944 ha en
amont d’Angoulême bénéficient de la réalimentation), la Seugne (6 300 ha), la Boutonne (6 100 ha), l’Aume-Couture (3 500 ha), l’Antenne-Soloire (3 100 ha).