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autres espèces locales

Mammifères

 

La loutre d’Europe

Elle fréquente tous les milieux aquatiques d’eau douce ou salée. Elle a besoin d’espace (2000 ha pour une femelle et 10 000 ha pour un mâle) et le réseau hydraulique est un bon moyen de déplacement. La femelle met au monde de 2 à 4 loutrons. La loutre chasse de nuit et se nourrit de poissons, d’amphibiens, de crustacés, de mammifères et d’oiseaux avec pour principe le menu de saison !

Le vison d’Europe

Il affectionne les rivières, les marais et construit ses gîtes entre les racines des arbres rivulaires ou sous des tas de bois. La femelle met au monde 2 à 7 petits.
Le vison chasse de nuit en bordure d’eau et en matière d’alimentation adore la diversité : rongeurs, poissons, amphibiens. Il est présent dans la vallée de l’Antenne et de la Seugne.

 

Les chauves souris

(Barbastelle - grand et petit rhinolophes, vespertilion à oreilles échancrées...). Elles chassent la nuit dans les zones humides et les forêts de feuillus. Prédatrices d’araignées, de papillons, de moustiques, de mouches, elles assurent un rôle de régulation de la présence d’insectes.



Insectes

 

Le cuivré des marais

Ce petit papillon orange vif a une prédilection pour les zones humides. C’est un papillon diurne, floricole qui apprécie les plantes nectarifères (menthes, salicaires...).
L’élimination de ces plantes par traitements phytosanitaires agricoles est une des causes de sa disparition.

 

 

Oiseaux

 

Le héron pourpré

De retour d’Afrique en avril, il gagne ses lieux de reproduction. En Charente Maritime, principal département français pour l’accueil de l’espèce, il colonise les bois inondés et denses implantés en périphérie des marais. Pour se nourrir, il affectionne les canaux et fossés aux berges herbues car il peut s’y dissimuler. Le héron pourpré traque tranquillement poissons, amphibiens, petits rongeurs...

 

Le héron cendré

Le héron cendré est un grand échassier de la même famille que les cigognes. Il possède un long cou blanc, un long bec et pointu et de hautes pattes. Il est caractérisé par un plumage de couleur grise et une poitrine tachetée de noir. C’est un oiseau qui mesure en moyenne 1 m et qui pèse environ 2 kg. Sa durée de vie est de 25 ans.  C’est un oiseau qui se nourrit de poissons et de grenouilles et qui fréquentent par conséquent tous les milieux humides et peu profonds. Ces oiseaux nichent souvent en colonies que l’on appelle des héronnières.
On trouve le héron cendré principalement dans les régions marécageuses de l’Ouest. On peut le croiser tout au long du cours de La Charente.

Le canard Colvert

Le canard Colvert est l’espèce de canard la plus répandue. Il mesure entre 50 et 60 cm de long et pèse entre 850 g et 1,4 kg. Le mâle se caractérise par sa tête de couleur verte. La femelle, quant à elle est de couleur beige tachetée de brun. Le canard Colvert a une durée de vie qui peut aller jusqu’à 29 ans. Il se nourrit principalement de grenouilles, d’insectes, de vers et de graines de toutes sortes. Il vit dans les eaux douces et peu profondes, dans les marais, les étangs et les lacs. Ses principaux prédateurs sont le renard, la martre et bien sûr l’homme. La population de canard Colvert est nombreuse sur tout le bassin versant du fleuve Charente.

Le martin-pêcheur d’Europe

Le Martin-pêcheur d’Europe est un oiseau de petite taille. Il se caractérise par un long bec, de courtes pattes et un plumage très coloré. Comme son nom l’indique, le martin-pêcheur se nourrit essentiellement de petits poissons, mais aussi d’insectes aquatiques et de petits crustacés. On le trouve tout au long du fleuve Charente.  Le martin-pêcheur n’est pas un migrateur, il est donc présent autour du fleuve toute l’année. Il niche dans des galeries au sein des berges des cours d’eau. C’est un oiseau très sensible à tous types de pollution et prudent face à l’homme.

La cigogne

La cigogne est un oiseau échassier migrateur africain qui vient se reproduire en Europe. Oiseau carnivore, il se nourrit essentiellement de vers de terre, de grenouilles, de petits serpents, de rongeurs et parfois de poissons. Il en existe plusieurs espèces mais les deux plus connues sont la cigogne noire et la cigogne blanche. La cigogne blanche est présente en Charente-Maritime depuis 1841. L’espèce est considérée comme très rare. De 1960 à 1966, il sera observé dans le département, plusieurs cas de nidification localisés surtout dans le marais de Rochefort. Il faudra attendre 1978 pour que de nouveaux couples s’installent dans les marais de Brouage grâce à des plates-formes artificielles posées par l’homme. C’est en Charente-Maritime qu’est  recensé le plus grand nombre de couples de cigognes en France, après l’Alsace.

 

L’échasse blanche

Cette migratrice hiverne en Afrique et revient sur les sites de nidification fin mars (marais de Brouage et de Rochefort). Elle s’installe dans les marais saumâtres et construit des nids sommaires avec des herbes et des laîches. Elle se nourrit de têtards, de crustacés, d’insectes, de vers...

La guifette noire

Cette migratrice a une vraie prédilection pour le marais de Rochefort. Les prairies faiblement inondées jusqu’en été et pâturées sont un lieu idéal de reproduction et d’alimentation. Ici, la guifette noire agrémente son régime d’araignées, de têtards, de sangsues, de petits amphibiens. Cette espèce est en forte régression en raison notamment de l’assèchement des marais.

Le râle des genêts

Ce migrateur en voie d’extinction niche exclusivement dans les prairies naturelles de fauche des vallées fluviales. Solitaire, nocturne, il se nourrit de larves, d’insectes et de graines. Il souffre de l’utilisation de produits phytosanitaires épandus dans les champs de céréales et de la disparition des prairies.


Amphibiens

 

La cistude d’Europe

Cette petite tortue aquatique (15 à 20 cm) peut vivre 120 ans. Elle affectionne les marais et autres zones humides. Carnivore, elle se nourrit de poissons, d’amphibiens. Elle se retire dans la vase à l’automne et reprend de l’activité au printemps. Elle est présente dans les marais côtiers, la vallée de la Seugne, sur les rives du fleuve entre Angoulême et Cognac, sur la Boëme.

Le sonneur à ventre jaune

Ce minuscule batracien fréquente les ornières de forêt, les carrières, les mares. Il a la particularité de sécréter un liquide visqueux irritant à forte odeur d’ail et d’exhiber son ventre au jaune éclatant pour avertir ses prédateurs du risque qu’ils encourent. Cette espèce est gravement menacée par les modifications des pratiques agricoles (assèchement des zones humides...). Il est encore bien représenté dans la vallée de la Tardoire.