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Le Plan de gestion

des étiages du bassin

de la Charente



Une démarche pour une gestion raisonnée et équitable de la ressource en eau




Photo ci-contre : Le Né (EPTB Charente)
 

En période d'étiage, sur le bassin de la Charente, les besoins potentiels des différents usages économiques consommateurs d'eau correspondent, les années sèches, au double des ressources naturelles disponibles sur le bassin.

Pour améliorer cette situation, les différents acteurs impliqués dans la gestion de l'eau se sont engagés dans une démarche pour une gestion raisonnée et équitable de la ressource en eau intitulée : Plan de gestion des étiages (PGE) du bassin de la Charente et animée par l'Institution interdépartementale du fleuve Charente. Cette démarche de progrès a abouti à la rédaction d'un protocole qui organise, sur une dizaine d'années, un certain nombre de moyens et d'actions pour retrouver un état d'équilibre entre les besoins exprimés, les ressources disponibles sur le bassin et la préservation du patrimoine naturel du territoire.

La gestion des étiages sur le bassin de la Charente


Le bassin hydrographique de la Charente (environ 10 000 km2) est confronté chaque été à un régime d’étiages sévère. Le bassin connaît naturellement des étiages avec des assèchements sur de nombreux cours d’eau qui ont été cependant amplifiés par le développement des différents usages de la ressource en eau.

Depuis les années 1970, en effet, la situation "naturelle" a été aggravée par des prélèvements, progressivement de plus en plus importants sur la ressource en eau superficielle et souterraine, réalisée par différents utilisateurs.

Depuis les années 1980, pour améliorer cette situation, des mesures de gestion concertée de la ressource en eau ont été mises en place à l’échelle du bassin de la Charente dans le cadre du Protocole de gestion des eaux (réflexion initiée en 1985) pour partager cette ressource.
En effet, agriculture, conchyliculture, eau potable ou industrie étaient et restent des sources de consommation ou d'utilisation importantes et simultanées de l’eau entre les mois de juin et d'octobre. D’autres activités, comme le tourisme fluvial, les loisirs d’eau ou la pêche sont aussi des parties prenantes de cette gestion. De plus, la nécessité de préserver des débits minimums pour permettre aux milieux naturels de continuer à fonctionner entre aussi dans la péréquation de cette gestion.

Dans les années 1990, le Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) qui organise la gestion de l’eau à l’échelle du District Adour Garonne met en place une mesure concernant la gestion quantitative de la ressource en eau : le Plan de gestion des étiages (PGE).

Le plan de gestion des étiages est organisé par la mesure C5 du SDAGE Adour-Garonne.

L’objectif de cette mesure est de permettre la coexistence de tous les usages de l’eau ainsi que le bon fonctionnement des milieux aquatiques en période d’étiages. Elle a vocation à s’appliquer plus particulièrement sur les cours d’eau, appelés déficitaires, où de forts prélèvements estivaux sont observés. Les cours d’eaux du bassin du fleuve Charente en sont un exemple caractéristique.

Origine du Plan de gestion des étiages


En 2000, la démarche du Plan de gestion des étiages (PGE) a été initiée sur le bassin fluvial de la Charente. Elle s’appuie notamment sur les acquis du premier Protocole de gestion des eaux signé en 1992, qui a permis, entre autres actions, la mise en place de la gestion volumétrique sur le bassin ainsi que la création des réserves de soutien d'étiage de Lavaud et de Mas Chaban.

En effet, avec l’évolution des usages de l’eau, il paraissait indispensable d’actualiser le protocole de gestion de 1992, d’établir et de chiffrer le bilan entre ressources en eau disponibles et besoins pour les usages sur le bassin, de mettre en cohérence, à l’échelle du bassin, les mesures de gestion, d’envisager la création d’ouvrages ou la réalisation d’aménagements permettant de mieux partager, à l’étiage, la ressource en eau, et par là, améliorer le fonctionnement des cours d’eau du bassin.

Organisation et planning des travaux du Plan de gestion


Les travaux d’élaboration du PGE « Charente » ont débuté en 2000. La démarche s’est articulée autour de 2 axes : une démarche d’information et de concertation régulière avec et entre les parties prenantesla construction d’un référentiel technique d’actions partagé par les différentes parties : état des lieux, élaboration de scénarios, rédaction d’un projet de convention…

Ces travaux sont conduits sous la maîtrise d’ouvrage de l’Institution (EPTB) du fleuve Charente. La concertation et le suivi des travaux ont été organisés au sein d'une commission d’élaboration du PGE dont le rôle durant cette période a été de définir ou de valider les orientations de la démarche (notamment en terme de scénarios) et un groupe technique dont le rôle a été de définir et d’étudier les scénarii cohérents et de mettre en forme le PGE. La méthodologie a été largement exposée aux parties prenantes au cours de l’année 2001 et tout au long de la démarche.

La première étape, la phase d’état des lieux a été très longue en raison de la complexité hydrogéologique, notamment, du bassin Charentais et la difficulté à obtenir une information homogène et fiable. Elle a été validée par la Commission d’élaboration du PGE le 6 décembre 2002 et les résultats de l’Etat des lieux présentés aux différentes parties.

La phase suivante a consisté en l'élaboration de scénarios permettant d’améliorer la situation constatée. Elle comprenait l’élaboration des scénarios ainsi que la concertation avec les acteurs. Elle a été initiée en janvier 2003 et s’est achevée en septembre 2003.

La troisième phase correspondait à l’élaboration et à la rédaction de la convention a été finalisée en avril 2004. Le document a été transmis au Préfet coordonnateur de bassin pour avis. Après avis du Comité de bassin Adour Garonne (voir l'avis du Comité de Bassin), le Préfet coordonnateur du bassin de la Charente a approuvé le travail réalisé par la Commission d’élaboration le 3 novembre 2004 (voir l'avis du Préfet coordonnateur).



En savoir plus
sur le PGE Charente
  • Dans la bibliothèque du site vous avez accès au protocole et à ses annexes.
Accès à la bibliothèque
  • Le bassin fluvial de la Charente est le territoire du PGE.
Voir ce territoire
  • Pour fixer les idées, quelques élèments extraits de l'état des lieux du PGE.
Les chiffres clés du PGE
  • Pour organiser la gestion de l'eau, le PGE s’appuie sur deux indicateurs : le DOE et le DCR.
DOE et DCR : les gardes fous de la gestion de l'eau
  • Une brève histoire de l'eau  du bassin de la Charente en période d'étiages : le point de vue de l'EPTB Charente.
Histoire de l'eau à l'étiage
  • Parler de ressource en eau, c'est s'inscrire dans l'esprit de la loi sur l'eau de 1992. Cette loi cherche la conciliation entre usages de l'eau et fonction écologique.
Les enjeux recensés par le PGE autour des usages de l'eau
  • Le PGE est un outil contractuel de gestion quantitative de la ressource en eau. Vous trouverez donc dans cette rubrique ce qu'est ou n'est pas un PGE !
Les limites de la démarche
  • Une démarche contractuelle comme le PGE ne vaut que par les engagements des différentes parties et par leur capacité à les tenir. 
    Vous trouverez ci-dessous
Les engagements de l'Institution

 
Institution interdepartementale pour l'amenagement du